Monday, July 09, 2012
Au fond du jardin (partie 9)
Sunday, July 08, 2012
Au fond du jardin (partie 8)
Saturday, July 07, 2012
Au fond du jardin (partie 7)
Friday, July 06, 2012
Au fond du jardin (partie 6)
Ce matin, pendant que vous dormiez j’ai fait le tour de ce que vous m'avez confié en garde.
A quel stade faudra t il que je vous les apporte ?
Jeunes et fraiches ou plus épaisses?
C ‘est sans doute trop classique comme culture pour une femme de votre rang, mais je puis vous assurer que je saurai vous faire juter avec.
Bien que vous soyez à mon service, je dois vous avouer qu'en matière de jardinage, je vous suis totalement soumise.
Au sujet des cucurbita pepo, j'avoue que j'ai une préférence pour la courge à moelle.
Apportez la moi à un stade plutôt épais. J'ai une bouche qui saura l'apprécier. Suffisamment grande si elle était de taille imposante, et suffisamment active s'il fallait la déguster avec ma langue.
La courge à moelle est souvent bien remplie et son jus me fait saliver d'avance.
Oserais je vous demander comment est la vôtre ?
Thursday, July 05, 2012
Au fond du jardin (partie 5)
Arrosez-moi de votre jus autant qu'il vous plaira.
Ann A.
Wednesday, July 04, 2012
Au fond du jardin (partie 4)
Vous m'en voyez ravie.
J'avais peur que mon balcon vous déplaise. Que vous le trouviez trop imposant.
Ou inintéressant.
Je ne doutais pas de vos compétences.
Vos mains calleuses ne font que me plaire un peu plus.
Et oserais je le dire me font fantasmer en secret.
Que voulez vous... je suis de ces châtelaines qui aiment le travail des hommes de la terre.
Qui en jouit même.
Tuesday, July 03, 2012
Au fond du jardin (partie 3)
Monday, July 02, 2012
Au fond du jardin (partie 2)
Sunday, July 01, 2012
Au fond du jardin (partie 1)
Saturday, June 30, 2012
Entretien avec Ann Aroïs
M. S : Depuis quand tenez vous votre blog ?
Ann Aroïs : J'ai ouvert ce blog en 2005.
M.S. : Pourquoi avoir choisi ce mode de diffusion ? N'avez vous jamais envisagé de publier vos textes par le biais d'un éditeur ?
Ann Aroïs : J'avais écrit quelques textes pornographiques et j'avais envie de les partager. Etre éditée me semblait alors être une chose inaccessible. Ce nouveau média était un moyen simple et j'avais envie de créer un univers à mon image, un habillage autour de mes textes qui corresponde à ce que je suis. Après mon passage sur France Inter, mes lecteurs ont été de plus en plus nombreux. Il m'a été proposé de publier mes textes. Pour le moment, j'aime rester dans cette formule "blog". Il me permet de garder un anonymat et j'aime l'idée que des lecteurs viennent ici par hasard et s'attardent ou pas, lisent quelques lignes et s'en vont, ou restent un peu plus. J'aime l'idée que des lecteurs viennent voir régulièrement si je mets de nouveaux textes en ligne.
M. S. : Vous décrivez vous comme une "sex-bloggueuse" ?
Ann Aroïs : Non. Je conçois l'activité de mon blog comme le partage d'un univers littéraire et intime. J'écris des textes dont la construction littéraire est très importante pour moi. J'ai envie que le lecteur considère mon texte comme quelque chose de littéraire et en même temps d'excitant parce que pornographique et non érotique.
M.S. : Comment décrivez vous votre "activité" de bloggueuse ?
Ann Aroïs : Comme le partage d'un univers féminin, une écriture féminine du sexe. Mes textes sont pour la plupart autobiographiques. Ils sont une manière pour moi de montrer comment en tant que femme j'aime vivre le sexe.
M.S. : Savez vous qui vous lit, et pourquoi à votre avis ?
Ann Aroïs : Je suis essentiellement lue par des hommes, au vue des mails que je reçois. Ce qui m'a beaucoup surpris, c'est la façon dont les hommes m'écrivent... sur la pointe des pieds... ils n'osent pas... sont très réservés, me font part de leur excitation. Je n'ai jamais eu de mail vulgaire ou grossier mais au contraire très respectueux. Je sais que j'ai des lecteurs très fidèles, qui me suivent depuis le début ou presque. Certains s'inquiètent lorsque je suis dans des périodes longues sans écriture. Plusieurs lecteurs m'ont demandé de correspondre avec eux comme je l'ai fait avec ce lecteur appelé "Jacob" et dont j'ai publié, avec son accord, notre correspondance érotique.
D'autres me demandent de réitérer avec eux l'expérience du "téléphone rose".
M.S. : Vous répondez positivement ?
Ann Aroïs : Non. Car j'aime garder à cette expérience son caractère exceptionnel. Mais je suis toujours très touchée de recevoir des lettres de mes lecteurs.
M.S. : Jamais de lectrices ?
Ann Aroïs : Je n'ai reçu en effet jusque là que des lettres d'hommes.
M.S. : Que recherchent vos lecteurs ?
Ann Aroïs : Je ne sais pas ce qu'ils recherchent au départ mais ils me disent trouver un univers qui les excite. J'ai des lecteurs de tous âges. Les plus jeunes ont 25 ans, ils m'écrivent qu'ils trouvent dans le blog le fantasme d'une femme mûre et classieuse mais crue. Certains hommes m'envoient aussi des textes.
M.S. : Vous demandent ils votre âge ?
Ann Aroïs : Non. Et de toutes façons, je garde le mystère sur ce que je suis et qui je suis, d'autant que je fais un métier public...
M.S : Voici une révélation...
Ann Aroïs : Si peu...
M. S. : Pourquoi parlez vous de "boudoir" ?
Ann Aroïs : Parce que j'aime l'idée du "secret". J'aime que ce blog soit un peu mystérieux. Ann Aroïs n'est pas mon vrai nom. J'aime que l'on vienne lire mes textes comme on regarderait une scène érotique par le trou d'une serrure. J'ai envie que mes lecteurs ouvrent la porte de ce blog comme s'ils entraient dans un boudoir pour prendre du plaisir dans des draps froissés. Je souhaite que les mots que j'écris excitent les lecteurs, suscitent le désir. J'aime qu'ils entrent dans un univers qui est le mien. C'est aussi pour cela que j'habille ce blog de photographies anciennes qui laissent entrevoir des corps sans les dévoiler tout à fait, et qui évoquent aussi l'époque des boudoirs. J'aime l'ambiance des maisons closes du XIXe siècle.
M. S. : Comment comprenez vous l'engouement que rencontre votre blog ?
Ann Aroïs : Il est très prétentieux de répondre à cette question... J'espère que c'est parce qu'il est différent. Que l'habillage du blog semble d'une autre époque mais que les textes sont totalement défaits de tabous.
M. S : Vous avez en effet publié des textes très crus. Je pense notamment au "Journal pornographique". Certains de vos derniers textes ont une syntaxe plus poétique, plus courte.
Ann Aroïs : J'aime les deux façons d'écrire.
M.S. : Vous lisez beaucoup de littérature érotique ?
Ann Aroïs : Jamais. Je n'aime pas vraiment ce genre littéraire. Seule Anaïs Nin fait exception à mes yeux. Je n'aime pas l'écriture érotique au sens où on la lit le plus souvent : je n'aime pas les descriptions langoureuses des corps, des ambiances. Cela m'ennuie le plus souvent. J'aime que les mots soient tout de suite ceux du désir, du plaisir. J'aime les mots crus. Je n'aime pas l'érotisme, j'aime la pornographie. J'aime les mots du sexe, mais j'aime les trouver là où on ne les attend pas. J'aime le sexe chez Hervé Guibert, chez Guillaume Dustan, chez Duras aussi, chez Grisélidis Réal.
M. S. : Et chez Choderlos de Laclos ?
Ann Aroïs : Bien sur ! "Les liaisons dangereuses" reste mon livre de chevet. Et le film mon film préféré. J'y aime le secret, le sulfureux, sa forme de perversité, mais sa grande qualité littéraire.
Sans compter que c'est une époque que j'aime beaucoup.
M.S. : Avez vous un rêve secret ?
Ann Aroïs : Enregistrer de façon audio certains textes et les mettre en ligne et enregistrer de façon audio "La correspondance érotique" entre Jacob et moi.
M.S : Et une publication "traditionnelle" ?...
Ann Aroïs : L'année prochaine peut être...
M.S. A suivre alors...
Le 25 mai 2012.
Tuesday, June 26, 2012
Seule le soir contre vous
Je suis toujours sous la pluie.
Le déluge même.
Je travaille beaucoup.
Et puis ce soir comme de nombreux soirs, je dis "non, dès la semaine prochaine, je dois moins travailler".
Ces soirs là, je prends soin de moi.
Je prends du temps pour moi.
Je prends du temps dans ma salle de bains.
Je prends plaisir à mettre de nouveaux draps dans mon lit.
J'écoute Radio Classique. Je lis.
Je loue un film. Un film qui parle de famille, d'amour, de rupture, de désir.
Et puis dans la pénombre de la nuit qui commence, nue dans les draps, je me caresse.
Je me fais jouir en rêvant à des amants doux, sensuels et remplis de désir.
Je laisse la fenêtre entrouverte.
En espérant que personne n'entende mes gémissements de plaisir.
Et puis je reste ainsi dans les draps frais, le vent frais de la nuit qui glisse dans l'entrebâillement de la fenêtre ouverte.
Si je ne dors pas, j'écoute des émissions enregistrées à France Culture.
Des émissions où des femmes à la voix douce comme celle de Françoise Lebrun me détendent.
Et je m'endors
Lovée dans des bras imaginaires.
Tuesday, May 08, 2012
Tuesday, May 01, 2012
Sunday, April 29, 2012
La seule chose qui compte (texte de Ann Aroïs)
Saturday, April 14, 2012
Inviter les hommes dans mon boudoir
Il y aurait une écriture du non-écrit. Un jour ça arrivera. Une écriture brève, sans grammaire, une écriture de mots seuls. Des mots sans grammaire de soutien. Égarés. Là, écrits. Et quittés aussitôt.
Marguerite Duras
« L’homme jouit du bonheur qu’il ressent, et la femme de celui qu’elle procure. Le plaisir de l’un est de satisfaire des désirs, celui de l’autre est surtout de les faire naître. »
Il m’a souvent été demandé pourquoi j’écrivais et pourquoi je ne publiais pas. Attendu que la publication ne se fait pas par simple volonté personnelle, j’ai toujours répondu de la même façon à ces deux questions. Je ne cherche pas à être publiée pour garder le secret de mon boudoir. Cet espace où j’écris et où je publie mes textes pour les seuls lecteurs qui passent ici et qui ont envie de s’attarder est un lieu dont j’aime la lumière tamisée. J’écris des mots et des phrases qui m’excitent et me donnent envie de jouir mais j’écris des mots et des phrases pour exciter ceux qui me lisent, leur donner envie de jouir.
Cet échange avec eux est une relation secrète intime.
J’invite des hommes dans mon boudoir pour susciter leur désir.
Je ne connais pas mes lecteurs. Mes lecteurs ne me connaissent pas. J’invite des hommes dans mon boudoir des mots. Je dis des hommes car je ne sais pas si des femmes me lisent. Des hommes me lisent. M’écrivent aussi. Comme les images qui habillent cet espace, je ne découvre rien ou peu, mais je veux que les mots soient crus, soient ceux du sexe et du plaisir.
Des mots posés là, comme des gouttes de sperme sur la peau, des phrases qui glissent comme des doigts entre des lèvres humides. Des horizons qui s’ouvrent comme des lèvres qui appellent à jouir.
J’invite des hommes à jouir avec moi par l’intermédiaire des mots.
J’ai envie de montrer aux hommes une intimité de femme comme si chacun d’eux regardaient par le trou d’une serrure une femme jouir en secret. Derrière les corsets et les dentelles des images se font et se défont des cris de plaisir.
J’aime imaginer qu’un homme bande en lisant mes textes.
J’invite des hommes à me lire pour qu’ils bandent avec mes mots.
Je suis la pute des mots de la côte normande.
Sunday, January 01, 2012
Sunday, December 25, 2011
Tuesday, July 05, 2011
Wednesday, June 22, 2011
Saturday, June 11, 2011
Citation
Extrait du "Journal du séducteur" (1843)
Soren Abaye Kierkegaard
Saturday, April 30, 2011
Sunday, April 24, 2011
Friday, April 22, 2011
Tuesday, April 19, 2011
En pâture (texte de Ann Aroïs)
Marcher sur l’eau, éviter les péages, jamais souffrir, juste faire hennir, les chevaux du plaisir.
Alain Bashung in Osez Joséphine
Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices
Des formes oblongues
Et de totems qui la punissent
Alain Bashung in Madame rêve
Il m’irrite tout autant qu’il m’excite.
Il m’écrit sans écrire.
Il dit un mot. Je dois comprendre ce qu’il veut me dire.
Il n’écrit rien. Il envoie une feuille blanche. Je dois comprendre qu’il est là, que l’on peut se parler.
Il jette un b, un s, un r.
Je lui réponds comme Merteuil écrirait à Valmont.
Je calme mon irritation par de longues formules aimables.
Je ne supporte pas ses phrases courtes.
Et pourtant.
Pourtant, il me tient.
Il me tient comme la boucle qui lie la hampe et la jambe de la lettre f.
Il me fascine.
Sur une photo, il a le regard fixe de la folie.
Sur un dessin, il a le corps féminisé d’accessoires fétichistes.
Il n’aime pas qu’on le flatte mais aime exhiber son corps.
Il regarde le monde par morceaux.
Sa chair d’abord.
Qu’il photographie.
Une cuisse emballée sous un film plastique.
Comme une statue grecque remisée dans
les réserves d’un musée.
Ce qui l’entoure ensuite.
Un mur froid de béton contre un herbage vert.
Un carreau de céramique dans un mur.
Il écrit.
Des textes courts. Des fragments là encore.
Des poèmes.
Il cherche le mot juste, la phrase juste.
Les mots bleus de la chanson.
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
Il donne à voir dans ses images un monde désincarné
Mais écrit ses textes comme un animal blessé
Il coud ses mots
comme un musicien à la voix déchirée
Il écrit des mots
qui ressemblent à la nuit
La nuit de ceux qui sont d’un autre genre
Ceux à qui il cherche à ressembler
Il est fasciné.
Il me fait peur tout autant qu’il me fascine.
Je hais la façon dont il frustre les femmes.
Il jouit de les séduire.
Il jouit de leur fascination.
Mais ne donne rien.
Il a le regard perçant d’un grand félin.
Je regarde ces images de lui.
Comme Diane.
Chasseresse.
Ses yeux verts font fléchir mon corps.
Son torse carré fait frémir ma peau.
Son sexe large fait mouiller le mien.
Ses fesses rondes me font envie.
Il devient un fantasme.
Le fantasme de l’homme qui ne serve qu’à mon plaisir.
L’utiliser.
Le soumettre.
Le dompter.
Un jour il a écrit cette phrase :
Je vous donnerai mon corps en pâture.
Comme une chienne, j’ai envie de mordre son corps.
Le gifler et tout à la fois le laisser me tenir en laisse.
Saturday, March 26, 2011
Tuesday, March 15, 2011
Friday, March 11, 2011
Wednesday, March 09, 2011
Remonter ensemble (fin)
Il est revenu deux autres fois. La première, j’ai simplement sucé sa queue. Il a joui. Je lui en voulais. Il avait branlé ma chatte en m’embrassant dans l’entrée. J’avais aimé qu’il caresse mes cheveux pendant que je le suçais. J’avais aimé ses soupirs de plaisir. J’avais détesté la façon dont il s’était levé, avec un tel naturel que tout rappelait l’habitude qu’il avait du plaisir monnayé. Mais j’aimais tant sa façon de m’embrasser quand il arrivait. J’aimais tant ses mots aussi.
Un soir qu’il m’a appelé, j’ai refusé qu’il vienne. J’avais compris pourquoi j’avais tant pleuré en sortant de son hôtel. J’étais vidée de l’avoir rempli de bienveillance sans retour alors que je n’avais qu’une envie, c’était d’être remplie de cet homme. Remplie de sa queue. Remplie de ses doigts. Remplie de sa langue dans ma bouche. Lorsqu’il revint, je décidais de ne penser qu’à moi. Je savourais sa langue dans ma bouche pendant qu’il m’embrassait. Je voulais son poids sur moi, son torse sur moi.
Il a léché mon sexe pour la première fois. De grands coups de langue appuyés. C’était un plaisir sans nom. Le même que celui que me donnait sa bouche sur mes seins, sa langue sur la mienne. J’aimais qu’il prenne mes seins lourds dans sa paume large. Qu’il se branle sur mes seins. Qu’il étale son sperme sur mes seins avec ses mains en m’embrassant.
J’adorais qu’il fasse cela.
Du temps a passé. J’ai été moins disponible, lui aussi. Il m’écrivait moins souvent mais régulièrement. Il y avait une affection certaine entre nous. Lorsqu’il m’écrivait à cette époque, je pensais souvent à cette phrase de Corneille qui disait « L’amour a des tendresses que nous n’apprenons point qu’auprès de nos maitresses ».
A l’étranger, il aimait me parler à travers l’écran, me montrer qu’il se caressait en pensant à moi. Il me demandait sans cesse comment j’avais joui ces derniers temps.
Il avait eu un enfant. J’avais de mon côté rencontrer un homme.
Nous nous écrivions toujours de temps en temps. Nous nous sommes croisés dans un jardin, lui avec elle et l’enfant, moi avec celui qui partageait désormais ma vie. Son regard et le mien disaient tout ce que nous avions vécu de jouissance et de plaisir ensemble. Nous savions lui et moi ce que nous pensions à cet instant. Une autre fois à la terrasse d’un café, attablé avec un autre auteur qui ne m’était pas inconnu, je l’aperçus. Il me vit de loin. Je reçus un mot dans la soirée me disant le plaisir qu’il avait de m’avoir vue. Accaparé par sa paternité, ses livres, il me disait qu’il cherchait le temps. Accaparée moi même, je lui disais des phrases semblables. Un jour, après de longs mois sans nouvelles, sans que je pense à lui souvent, j’ai reçu un mot.
Je t’ai aperçue, ta nouvelle coupe te va très bien, tu es très sexy.
J’ai souri en lisant ces mots. J’ai répondu.
Il y a quelques temps, il m’a écrit à nouveau. Qu’il pensait souvent à ma chatte, mon cul, ma bouche, mon regard.
Je lui ai parlé de sa bouche que je n’avais pas oubliée. Sa langue.
Ses baisers. Je n’ai jamais osé dire à cet homme que le cri de jouissance qui était sorti de moi après qu’il me lima la première nuit résonnait encore dans mes souvenirs. Jamais un homme ne m’a fait sentir autant cette proximité du plaisir à deux. Je ne me suis jamais sentie autant désirée que par cet homme. Je ne me suis jamais sentie aussi désirable qu’avec cet homme.
« Nous allons remonter ensemble ». Jamais je n’avais joui autant qu’après ces mots.
Je ne voudrais qu’ils soient dits par aucun autre homme.
Il est l’amant de ces mots.
Si je lis encore ses livres aujourd'hui, ce sont ces seuls mots de lui qui m'importent.
Monday, March 07, 2011
Remonter ensemble (partie 6)
Il m’a écrit deux jours après, disant que j’étais une fille bien, qu’il avait de la chance de me connaître.
Il a dit qu’il partait au Japon pour une semaine, puis aux Etats-Unis. Il m’a écrit pendant ces séjours. J’ai répondu courtoisement à chacun de ses mots.
Il m’a dit qu’il se caressait souvent en pensant à moi. Sous la douche. Dans son lit. Qu’il bandait en pensant à moi.
Je l’ai vu à la télévision parler de son livre. J’ai vu ses livres dans les librairies, j’ai pensé à lui. J’ai laissé passer du temps.
Après l’été, il a voulu me voir. J’ai accepté. Il était heureux de me revoir. J’ai vu son regard qui souriait de bonheur lorsque j’ai ouvert la porte. Je n’ai rien dit. J’ai regardé ses yeux comme on regarde une bouche avec envie. Il m’a embrassé à pleine bouche, longuement. Il a posé sa main sur mon sexe à travers la longue jupe que je portais. Mon sexe était nu sous ma jupe. J’ai continué à l’embrasser. Il a continué à me caresser. Il a écarté les lèvres de ma chatte avec ses doigts à travers le tissu. J’ai mouillé.
Je l’ai emmené sur le lit. J’ai ôté le haut de mes vêtements à cheval sur sa cuisse. Il a caressé mes seins. J’ai branlé sa queue avec mes seins. J’ai caressé son torse avec mes seins. J’ai caressé sa cuisse avec les lèvres mouillées de mon sexe. J’ai regardé ses yeux comme j’aurai regardé son sexe avec envie. Je n’avais pas encore retiré ma jupe. Je me suis soulevée, je me suis allongée et j’ai relevé ma jupe. Il s’est agenouillé entre mes cuisses. Il a soupiré de plaisir en me voyant caresser ma chatte avec mes doigts. J’ai ouvert avec mes doigts les grandes lèvres, il a branlé sa queue. Il a lâché son foutre tout de suite. Il s’est excusé en disant que je l’excitais trop, qu’il n’avait pas pu se contenir à la vision de mes doigts sur ma chatte. J’ai écarté les cuisses. Il a glissé un doigt, m’a limé ainsi.
J’ai fait semblant de jouir.
Avant de partir, il a aspiré le bout de mes seins dans sa bouche. Toujours le même plaisir qui faisait frissonner mon corps entier quand il suçait ainsi mes tétons. Je n’ai rien dit.
à suivre demain...
















