Tuesday, March 07, 2006

Extrait

4 janvier 1904
Marie, ah, Marie, je ne pensais pas qu'un tel bonheur puisse exister! Comme tu étais belle, demi-nue entre mes bras. La pointe de tes seins affolait mes lèvres et tes doigts meurtrissaient les miens, m'arrachaient des gémissements de plaisir que j'étouffais contre ta peau. Avec quelle sûreté nos mains ont su trouver le point sensible de notre intimité et s'enfoncer habilement dans la douceur humide de nos ventres. Ah, Marie, je défaille en écrivant ces mots et ma plume s'échappe de mes doigts qui viennent malgré moi se blottir au creux de mes cuisses, me faisant retrouver dans un éclair le fulgurant bonheur que tu m'as donné. Marie, comme tu aimais mes caresses, comme tu t'ouvrais à moi! J'aurais voulu me plonger toute en toi! Oh, mon aimée.
Margot

(Second extrait du livre "Pour l'amour de Marie Salat" parce qu'on ne s'en lasse pas...)

4 comments:

Miss Poivert said...

Deux fois le même texte ??????? Serait-ce une oeuvre d'art contemporain, caractérisée par une habile répétition d'un texte amoureux, dans le but de nous faire ressentir ce que c'est que d'être obsédée par quelqu'un ?
Hi hi hi, sympathique entourloupe, qu'elle soit l'effet du hasard ou d'une résolue préméditation !

ann arois said...

Ann est en travail d'écriture et terriblement fatiguée... en effet, j'ai donné à lire deux fois le même extrait... Toutes mes excuses à mes fidèles lecteurs...:)

Miss Poivert said...

Nan, ne t'excuse pas, "derrière le blog, se cache une personne, avec ses faiblesses, ses fatigues... et c'est si émouvant..." (Poivert emphatique, un rien toquée, qui te taquine, la coquine).

céline said...

Merci beaucoup pour ces clins d'oeils. Cet ouvrage me touche particuliérement.